À quoi peuvent servir éventuellement « des scientifiques reconnus et présentés comme indépendants » ?

« Dans un courriel adressé en février 2015 au Dr Farmer par un autre haut cadre scientifique de Monsanto, le Dr William Heydens, ce dernier fait explicitement référence à la technique du “ghost-writing”, qui consiste à rédiger des articles scientifiques tout en les faisant signer, moyennant finance, par des scientifiques reconnus et présentés comme indépendants.

Evoquant un article en préparation, M. Heydens y suggère de “+ghost-writer+ les parties sur l’exposition toxicologique et génotoxicologique (au glyphosate)”.

“Une option serait d’avoir les noms (des scientifiques) Greim et Kier ou Kirkland sur la publication, mais nous réduirions les coûts en écrivant nous-mêmes, tandis qu’ils feraient juste des corrections et ajouteraient leur signature, pour ainsi dire. Souvenez-vous que c’est comme ça que nous avons géré (l’article signé) Williams Kroes Munro (en) 2000”, qui concluait à l’innocuité du glyphosate.

En 2016, un article signé notamment par David Kirkland et Larry Kier et publié dans une revue scientifique, bat en brèche les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’OMS, qui avait classé en 2015 le glyphosate comme “cancérogène probable”. »

Extrait de la dépêche AFP, « Procès Roundup : les "Monsanto Papers" dévastateurs pour la défense », lalibre.be, 23/03/19.

Voir en ligne : Le Roundup face à ses juges.