La mondialisation économique écrase-t-elle les cultures et spécificités nationales au profit d’une vaste "culture" de consommation ?

, par  J.G.
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Ignacio Ramonet dans "Géopolitique du chaos" (1999) :

"Autour de soi, chacun sent bien que l’alibi de la modernité sert à tout faire ployer sous l’implacable niveau d’une stérile uniformité. Un pareil style de vie s’impose d’un bout à l’autre de la planète, répandu par les médias et prescrit par le matraquage de la "culture" de masse. De La Paz à Ouagadougou, de Kyoto à Saint-Pétersbourg, d’Oran à Amsterdam, mêmes films, mêmes séries télévisées, mêmes informations, mêmes chansons, mêmes slogans publicitaires, mêmes objets, mêmes vêtements, mêmes voitures, même urbanisme, même architecture, même type d’appartements souvent meublés et décorés d’identique manière...Dans les quartiers aisés des grandes villes du monde, l’agrément de la diversité cède le pas devant la foudroyante offensive de la standardisation, de l’homogénéisation, de l’uniformisation. Partout triomphe la world culture, la culture globale."

Mickaël Eisner , PDG de Walt Disney : "Le monde a soif de culture américaine."

La mondialisation se traduirait par la victoire sans appel du modèle culturel américain (la culture McWorld faite de Coca, Big Mac et autre Mickey) et par la disparition des spécificités culturelles (perte d’identité culturelle et acculturation).

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