De Gaulle, partisan de la coopération politique en Europe

, par  J.G.
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De Gaulle s’en est ouvert dès le 7 août 1958 au Premier ministre italien Amintore Fanfani, en évoquant la nécessité d’une coopération politique intensive au niveau des ministres et des chefs d’État ou de gouvernement pour que ceux-ci prennent "le goût et l’habitude de considérer ensemble tous les problèmes d’intérêt commun et pour autant que ce soit possible, d’adopter à leur sujet une seule et même attitude".
Source : Dictionnaire de Gaulle.

- Propos tenus lors du Conseil de ministres le lendemain de l’échec du plan Fouchet (17 avril 1962) : "Veut-on, ou ne veut-on pas, que l’Europe soit européenne ? Veut-on éviter qu’elle soit subordonnée aux États-Unis, ou ne le veut-on pas ? Veut-on, ou ne veut-on pas, que le Marché commun soit complété par une organisation politique, faute de quoi la construction économique finirait par dépérir ? Veut-on, ou ne veut-on pas, que les chefs d’État ou de gouvernement se réunissent pour arrêter ensemble les décisions qu’ils sont seuls à même de prendre ?"

- Conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, le 23 juillet 1964 : "En voulant et en proposant l’organisation d’une Europe ayant sa propre politique, la France est certaine de servir l’équilibre, la paix et le progrès de l’univers".
Source : Charles de Gaulle, Discours et messages, Pour l’Effort, août 1962-décembre 1965, Librairie Plon, 1970, p. 230.

- Conférence de presse tenue au Palais de l’Élysée, 23 juillet 1964 : "Mais quelle Europe ? C’est là le débat. En effet, les commodités établies, les renoncements consentis, les arrière-pensées tenaces ne s’effacent pas aisément. Suivant nous, Français, il s’agit que l’Europe soit européenne. Une Europe européenne signifie qu’elle existe par elle-même et pour elle-même, autrement dit qu’au milieu du monde elle ait sa propre politique. Or, justement, c’est cela que rejettent, consciemment ou inconsciemment, certains qui prétendent cependant vouloir qu’elle se réalise. Au fond, le fait que l’Europe, n’ayant pas de politique, resterait soumise à celle qui lui viendrait de l’autre bord de l’Atlantique leur paraît, aujourd’hui encore, normal et satisfaisant".
Source : Charles de Gaulle, Discours et messages, Pour l’Effort, août 1962-décembre 1965, Librairie Plon, 1970, p. 228.

- Conférence de presse tenue au Palais de l’Élysée, 28 octobre 1966 : "Au surplus, pour que la Communauté économique des Six soit durable et pour qu’elle puisse aller en se développant, la coopération politique des États qui en sont membres est à coup sûr indispensable. Or, nous n’avons cessé de proposer qu’une telle coopération s’organise progressivement, à la seule condition qu’elle vise à définir et à suivre une politique qui soit européenne, et non point à se conformer par principe et nécessairement à une politique qui ne l’est pas. C’est cette condition qui a empêché jusqu’à présent le plan français d’être adopté, bien qu’aucun autre n’ait été formulé".
Source : Charles de Gaulle, Discours et messages, Vers le Terme, janvier 1966-avril 1969, Librairie Plon, 1970, p. 103.

- Discours prononcé devant la Diète polonaise, le 11 septembre 1967 : "Au demeurant, une Europe qui ne serait plus divisée, de quel poids pèserait-elle pour soutenir et maintenir la paix dans toutes les parties du monde ! Y aurait-il eut une guerre en Asie, y en aurait-il une en Orient, si notre continent avait organisé sa coopération ?"
Source : Charles de Gaulle, Discours et messages, Vers le Terme, janvier 1966-avril 1969, Librairie Plon, 1970, p. 213.

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