Grèce : le gouvernement multiplie les ventes aux enchères électroniques de résidences principales

« L’un des mots d’ordre principaux du candidat Alexis Tsipras en 2015 était : “Pas une seule maison aux banquiers.” Une manière d’assurer aux citoyens grecs ruinés par la crise qu’ils ne verraient pas leurs logements saisis et, prosaïquement, qu’ils auraient toujours un toit. La loi, de fait, protégeait les résidences des chefs de famille si leur valeur n’excédait pas 300 000 euros, assurant par là les couches les plus défavorisées (et surtout la classe moyenne laminée) d’une certaine sécurité. [...]. Las. Les créanciers du pays ont fait de ces mises aux enchères une condition sine qua non, entre autres, pour donner le feu vert de la prochaine tranche de prêt dans le cadre de la revue des avancées de ce qui fut convenu de nommer les “réformes économiques du pays”. Alexis Tsipras dût lâcher prise : les premières mises aux enchères on eu lieu, malgré la forte résistance des Grecs. On a ainsi vu ces derniers investir les tribunaux et se battre au corps à corps avec la police. Les notaires chargés de surveiller la procédure étaient évacués par les forces anti-émeutes à coup de gaz lacrymogènes, et ce pendant des mois. »
Extraits du reportage d’Angélique Kourounis difffusé le 14/12/17 par francetvinfo.fr.
À écouter :

Une banderole où l'on peut lire "Tsipras est un grand traître", lors d'une manifestation devant le Parlement grec contre l'adoption de nouvelles mesures d'austérité, à Athènes le 16 octobre 2015 [Louisa Gouliamaki / AFP/Archives]

Voir en ligne : Manolis Glezos : « je demande au Peuple grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion »

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