Bart de Wever : « Puigdemont est un ami et ceux-ci sont toujours bienvenus chez moi »

, par  John Groleau
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Suite à l’arrivée de Carles Puigdemont en Belgique la semaine dernière, le président de la N-VA, Bart de Wever, a mis en avant son amitié avec le leader catalan, ainsi que les « liens avec les partis et les mouvements en Catalogne, mais aussi en Espagne ».


Il est vrai que la seule élue de la N-VA au Parlement européen, Frida Brepoels, siégeait en 2010 sur les bancs du groupe écolo-régionaliste-européiste-fédéraliste à Strasbourg, groupe co-présidé par Daniel Cohn-Bendit [1]. D’après Vincent De Coorebyter, le parti Nouvelle Alliance (N-VA) « est issu de la Volksunie, un parti nationaliste flamand fondé en 1954. La Volksunie n’était pas le premier parti du nationalisme flamand, qui existe depuis 1919, mais il a dominé ce mouvement pendant presque 50 ans. En 2001, alors que Volksunie participait depuis deux ans à une réforme de l’État, il s’est divisé entre une aile dure qui trouvait que les réformes proposées n’allaient pas assez loin et une aile plus réaliste, progressiste. Le parti a éclaté et sa frange conservatrice s’est retrouvée dans la Nouvelle Alliance, N-VA (Nieuw Vlaamse Alliantie). » [2]

Theo Francken, le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, avait déclaré la veille de la venue de Carles Puidgdemont à Bruxelles que ce dernier pouvait faire sa demande d’asile politique dans le royaume. Theo Francken est un membre de la N-VA. Selon Loreline Merelle, « À son entrée en politique, Theo Francken préside le groupe informel VNV, littéralement “cercle des amis nationalistes flamands”. Des initiales qui font froid dans le dos tant elles évoquent le “Vlaams nationaal verbond”, une formation collaborationniste lors de la Seconde Guerre mondiale. En 2014, à peine arrivé à son poste de secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration et juste après sa prestation de serment au roi, il assiste à l’anniversaire de Bob Maes, qui a collaboré avec les nazis. » [3]

Article du quotidien La Libre Belgique au sujet des connexions De Wever-Le Pen.
Photo de Bart de Wever et Jean-Marie Le Pen, en 1996.


Du côté belge, il faut suivre également les prises de position de Karl-Heinz Lambertz (PSE), sénateur de la Communauté germanophone. D’après Olivier Mouton, « Karl-Heinz Lambertz, président du Comité européen des régions [CdR], invoque notre processus de négociation pour sortir de la crise espagnole. L’horizon, selon lui, n’est autre qu’un rapprochement entre l’Europe et ses populations. » [4] En 2010, Karl-Heinz Lambertz « a[vait] exposé au magazine allemand “Focus” les possibilités qui s’offriraient à la plus petite des entités du pays si la Belgique était scindée » [5]. Parmi l’une de ces éventualités, un « retour à l’Allemagne »...

Article également publié par Agoravox.

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