Manifeste de Brunswick

, par  J.G.
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Le 25 juillet 1792, le duc de Brunswick, qui commande les armées prussienne et autrichienne, menace Paris de destruction s’il est fait violence à Louis XVI. Ce dernier mène une diplomatie parallèle secrète : le 3 décembre 1790, le souverain avait écrit au roi de Prusse pour demander un congrès des puissances aptes à le restaurer dans ses pouvoirs.

Extraits du Manifeste de Brunswick :

" Un but qui tient au coeur des deux souverains*, c’est d’arrêter les attaques portées au trône et à l’autel (c’est-à-dire l’Eglise), de rétablir le pouvoir légal, de rendre au Roi la sécurité et la liberté dont il est privé. "

" [...] 8 - La ville de Paris et tous ses habitants sans distinction seront tenus de se soumettre sur-le-champ et sans délai au roi, de mettre ce prince en pleine et entière liberté, et de lui assurer, ainsi qu’à toutes les personnes royales, l’inviolabilité et le respect auxquels le droit de la nature et des gens oblige les sujets envers les souverains ; leurs Majestés impériale et royale* rendant personnellement responsables de tous les événements, sur leur tête, pour être jugés militairement, sans espoir de pardon, tous les membres de l’Assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité et de la garde nationale de Paris, les juges de paix et tous autres qu’il appartiendra, déclarant en outre, leursdites Majestés, sur leur foi et parole d’empereur et de roi, que si le château des Tuileries est forcé ou insulté, que s’il est fait la moindre violence, le moindre outrage à leurs Majestés, le roi, la reine et la famille royale, s’il n’est pas pourvu immédiatement à leur sûreté, à leur conservation et à leur liberté, elles en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale, et les révoltés coupables d’attentats aux supplices qu’ils auront mérités. Leurs Majestés impériale et royale promettent au contraire aux habitants de la ville de Paris d’employer leurs bons offices auprès de sa Majesté très-chrétienne pour obtenir le pardon de leurs torts et de leurs erreurs, et de prendre les mesures les plus rigoureuses pour assurer leurs personnes et leurs biens s’ils obéissent promptement et exactement à l’injonction ci-dessus. [...] "

* Le roi de Prusse et l’empereur d’Autriche

Source du deuxième extrait : Buchez et Roux, Histoire parlementaire de la Révolution française, Paris, Paulin, 1835, t. XVI, p. 276-281.

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