Albert Mathiez, historien de la Révolution Française. Le métier d’historien face aux manipulations de l’histoire

« Que l’Europe apprenne que vous ne voulez plus un malheureux ni un oppresseur sur le territoire français ; que cet exemple fructifie sur la terre ; qu’il y propage l’amour des vertus et le bonheur. Le bonheur est une idée neuve en Europe ! » Saint-Just, Décrets de ventôse, rapport du 3 mars 1794.

Albert Mathiez, le célèbre historien de la Révolution française, fondateur de la Société des études robespierristes, en novembre 1907, et de la revue Annales révolutionnaires en 1908, demeure néanmoins un penseur méconnu et encore insuffisamment étudié.

Bien sûr, on remerciera James Friguglietti [1], ici présent, d’avoir publié la première, et fort utile, biographie d’Albert Mathiez, en 1974, mais la matière comme le temps écoulé, invitent à approfondir notre connaissance d’un des grands historiens du XXe siècle, qui rencontra, malgré sa mort prématurée, une audience internationale [2].

Mon modeste apport se limitera à tenter de dégager les raisons du combat acharné que mena Mathiez pour faire admettre le droit de penser librement et l’indépendance de la recherche, en l’occurrence en histoire de la Révolution française. Le contexte historique de ce rude combat, celui de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe, était particulièrement lourd et plein de dangers.

Florence Gauthier

Pour lire la suite : http://ahrf.revues.org/11109

Voir en ligne : Critique du concept de “révolution bourgeoise” appliqué aux Révolutions des droits de l’homme et du citoyen du XVIIIe siècle.

[1J. Friguglietti, Albert Mathiez historien révolutionnaire, 1874-1932, Paris, 1974.

[2Signalons que Stéphanie Mailhe prépare une thèse sur Robespierre et l’historiographie. On peut lire son Mémoire de M2, Les difficultés de certains marxistes du XXe siècle à comprendre le programme économique et social de Robespierre, Université Paris7-Denis Diderot, sous la direction de F. Gauthier, 2006.

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