"Le revenu des Français les plus riches progresse plus vite que le revenu moyen"

, par  J.G.
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« Les revenus des ménages les plus riches de France ont crû beaucoup plus vite que les autres entre 1998 et 2005, d’après une étude de l’Ecole d’économie de Paris révélée, vendredi 29 juin, par Libération. Les 1 % les plus riches, soit 350 000 foyers, ont vu leur revenu augmenter de 19 % au cours de la période, contre une hausse de 5,9 % du revenu moyen des ménages français.

Avec 4,06 millions d’euros touchés en 2006, le président du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, est le patron français le mieux rémunéré. Sa fortune personnelle est estimée à 17,2 milliards d’euros, ce qui fait de lui le plus riche des Français. Bernard Arnault

L’étude, élaborée par l’économiste Camille Landais à partir de données fiscales fournies par l’administration, fournit un degré de détail inédit de l’évolution des revenus les plus élevés. Plus on s’élève dans l’échelle de la richesse, plus la hausse est importante. Elle atteint 32 % chez les 0,1 % les plus riches, et 42,6 % chez les 0,01 % les plus riches (3500 foyers), toujours entre 1998 et 2005. Camille Landais analyse : "L’évolution de la Bourse n’y est pour rien. Cela s’explique par le fait que les entreprises versent des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires. "

En décalage avec le diagnostic de l’INSEE

Libération souligne que ce constat est en décalage avec les données fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cet institut se contente en effet de présenter l’évolution de l’écart entre les 10 % le plus riches et les 10 % le plus pauvres de la population française, et conclut à une réduction importante et constante du fossé depuis la fin des années soixante-dix. Pascal Chevalier, chef de la division revenu et patrimoine de l’Insee, constate : "On n’a rien trouvé de significatif qui prouverait une explosion des inégalités en France." Il relève cependant que les conclusions de Camille Landais ne sont pas incompatibles avec les résultats de l’Insee, "simplement parce qu’on n’est jamais descendu dans un niveau aussi fin d’analyse chez les hauts revenus".

En France, 3,6 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2004, selon l’Insee, soit avec moins de 657 euros par mois. »

Article du Monde du 29/O6/2007

P.S. :

- Vivement que M. Landais analyse de plus près les chiffres du chomage ainsi que ceux concernant les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.

- Il me semble, M. Chevalier, qu’il existe une réelle incompatibilité...

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