La bande à Sarko nous a-t-elle pris en grippe ?

, par  John Groleau
Lu 223 fois

Par cet article, je tiens principalement à faire prendre connaissance aux citoyen(ne)s d’éléments particulièrement troublants qui demandent encore sans doute des approfondissements par rapport à l’un des événements importants de la future rentrée : la grippe. J’aborderai succinctement un autre thème de la rentrée, l’emprunt, avec indirectement une mise en relation avec le problème de la dette publique.

Tout d’abord, retour à l’année 1976. Dans un article du 28 avril dernier, le NouvelObs nous rappelait qu’en 1976 la grippe porcine avait terrorisé les U.S.A. [1]. Le gouvernement américain avait lancé une vaste campagne de vaccination de l’ensemble de la population après l’apparition de la maladie dans la base militaire de Fort dix. "Le 11 octobre, alors que 40 millions d’Américains, sont déjà traités, soit approximativement 25% de la population, trois personnes âgées vivant à Pennsylvanie décèdent d’arrêt cardiaque quelques heures avoir été vaccinées. Plusieurs médias accusent alors le vaccin d’être responsable de ces décès, suscitant une vague de défiance de la population américaine et l’arrêt du programme de vaccination en Pennsylvanie. Selon plusieurs chercheurs, le vaccin pourrait en fait être dangereux pour les patients atteints du syndrome Guillain-Barré, un trouble paralysant le tissu neuromusculaire" [2]. Ce syndrome Guillain-Barré est une maladie neurodégénérative [3]. Il existe actuellement une vidéo (ci-dessous) circulant sur le net concernant une enquête de l’émission de CBS ’60 minutes’ (1979) sur la grippe porcine de 1976 et la vaccination qui a suivi.



Revenons au début du mois de mars de cette année.

L’actualité « mexicaine » est focalisée le 9 mars par les « grands médias » sur Florence Cassez comme l’illustre ce reportage de France 24, puis le 11 mars sur une information relayée par RTL (qui fait parti de l’Empire Bertelsmann [4]) concernant le couple Sarkozy : "Un milliardaire mexicain - Roberto Hernandez Ramirez - a-t-il payé le séjour du couple Sarkozy ?" [5]. Au passage, le journal rue89 signale que "personne n’a relevé que le banquier Roberto Hernandez Ramirez, ancien PDG de la banque Banamex et membre du conseil d’administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète), souffre d’une réputation pour le moins sulfureuse. Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l’argent de la drogue".

Pourtant, le 9 mars, il se passe d’autres choses… Ce jour-là, Sanofi-aventis annonce dans un communiqué [6] un investissement de 100 millions € pour construire une usine de vaccin grippal saisonnier et pandémique au Mexique. Sur le site d’easybourse.com, on peut lire une partie des déclarations de Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-aventis : "Avec la construction de cette usine, sanofi-aventis est fier de contribuer au renforcement des infrastructures de santé du Mexique et tient à souligner l’engagement exemplaire envers la santé publique de ce pays, à travers son programme de vaccination contre la grippe et de préparation à la pandémie", a déclaré Chris Viehbacher. "Cet investissement démontre l’engagement local de sanofi-aventis pour la santé mondiale. Cette usine constituera un atout de santé publique, pour les Mexicains ainsi que pour l’Amérique latine, dans le cadre de la préparation à la pandémie grippale" [7]. Par ailleurs, on peut aussi lire dans cet article que "cette nouvelle usine de vaccin contre la grippe sera construite à Ocoyoacac, où sanofi aventis a déjà une activité industrielle". Mais l’actualité de Sanofi ne se termine pas uniquement sur ce fait. Toujours le 9 mars, Sanofi-Aventis a prolongé son partenariat avec Genfit, le groupe franco-américain de bio-pharmacie . "Ils s’intéresseront désormais tous les deux également aux maladies neurodégénératives. Sanofi-Aventis détiendra les droits exclusifs de commercialisation des produits issus cette co-recherche, tandis que Genfit continuera à percevoir des financements de recherche ainsi que des paiements à échéances et des royalties"  [8].

Et le 9 mars, au Mexique, "les autorités locales sont alertées de la propagation d’une épidémie touchant les habitants de La Gloria"  [9]. Dans cet article de rue89, il est aussi écrit que "fin mars, après avoir dépêché sur place une équipe médicale, les autorités concluent à une banale grippe saisonnière. […]. C’est seulement un mois plus tard, quand commencent à apparaitre d’autre cas similaires de grippe au Mexique, que l’épidémie de La Gloria est prise au sérieux. Des échantillons prélevés sur Edgar Hernández -un enfant de 5 ans qui avait survécu à la grippe grâce à un cocktail d’antibiotique et de paracétamol- furent alors envoyés à un laboratoire d’Atlanta. Surprise : on y détecte la présence du fameux H1N1 ; alors que les tests effectués au Mexique signalaient seulement la présence du virus de la grippe « classique »".

En ce mois de juillet, pendant les vacances, les décisions s’enchaînent.

Le 16 juillet, Sanofi Pasteur (ex. Institut Mérieux ; Alain Mérieux young leader 1982), la division vaccins du Groupe Sanofi-aventis, a annoncé dans un communiqué [10] la "commande du Ministère de la santé français pour produire le vaccin contre le nouveau virus grippal A(H1N1)". "Cette commande du Ministère de la santé français prévoit la fourniture initiale de 28 millions de doses de vaccin contre le nouveau virus grippal A(H1N1), et comprend une tranche optionnelle de 28 millions de doses supplémentaires".

Le 17 juillet, une dépêche de l’AFP nous a annoncé que "le vaccin contre la grippe A est une manne financière pour les laboratoires qui viennent d’engranger une nouvelle commande, de 94 millions de doses auprès de la France […] Coût total : 1 milliard d’euros"  [11]. "La France se prépare à la pandémie de grippe A" d’après le journal l’Humanité. "Une pandémie qui ne « peut être arrêtée », selon l’OMS, et qui est « presque inévitable en France », selon le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux…"

Dans ces moments de crise financière/économique et pandémie annoncée, il me semble qu’il faut être extrêmement attentif et que la raison doit l’emporter sur la peur.

Je vais donc terminer cet article sur les problèmes de l’emprunt et de la dette publique.

J’associe les deux suite à l’intervention d’Alain Juppé sur France Info le 7 juillet dernier.

Alain Juppé (young leader 1981) [12] et Michel Rocard ont été investis par Nicolas Sarkozy pour cadrer la mise en place du grand emprunt national. Sur le site de France Info, il faut écouter la bande-son car en effet il existe quelques approximations dans le résumé. "La France emprunte déjà beaucoup. Pratiquement toutes les semaines nous empruntons pour combler nos déficits. " a expliqué Alain Juppé. La journaliste de France Info ne lui a pas posé la question : à qui empruntons-nous-pour combler nos déficits et la dette publique- ? La réponse à cette question vous la trouverez dans la vidéo ci-dessous…



Bonnes vacances. La rentrée va être très chaude.

Article également publié par agoravox.

Navigation

Brèves Toutes les brèves