Jacques Attali le récidiviste : un gouvernement mondial "démocratique"

, par  John Groleau

Ce matin sur France Culture, dans le meilleur des mondes, le sophiste Jacques Attali s’est surpassé, bien secondé par des journalistes particulièrement serviles, mais aussi par un membre du club Le Siècle… le « philosophe » Alain-Gérard Slama, chroniqueur au Figaro-Dassault.


Déjà en 1999 dans un document qui était consultable sur un site du gouvernement (« Europe 2020 : pour une Union plurielle »), Jacques Attali envisageait que : « “L’Union atlantique” serait la constitution d’un ensemble euro-américain par la mise en commun des compétences de l’U.E. et de celles de l’OTAN. Ce scénario, le plus probable pour l’auteur, semble réunir le plus grand consensus malgré son caractère invraisemblable pour certains » [1].

Suite à la crise financière, en bon petit vassal prêchant la bonne parole de ses maîtres, il nous préconisa la création d’un État de droit mondial, rêvant « d’un Jérusalem devenant capitale de la planète qui sera un jour unifiée autour d’un gouvernement mondial ».


Utilisant les peurs, il joue le rôle du pompier-pyromane oubliant les vrais responsables des différentes crises que nous connaissons. Comme l’avait écrit André Bellon, « Il n’y a qu’un mondialisme connu, celui construit par le capitalisme à son niveau actuel de développement. Avant toute quête d’un monde différent, il importe de refuser clairement ce processus, ses présupposés, les forces qui le construisent et le dominent. Car la mondialisation n’est au fond qu’une représentation idéologique du monde dont le seul fondement historique véritable est le rôle et la fonction des intérêts économiques et financiers dominants ; ce n’est que pour légitimer cette construction politique que ses thuriféraires en cherchent la justification dans le développement considérable et universel de la technologie. » [2]

Ennemi absolu de la souveraineté populaire, Jacques Attali dévoie totalement le concept de démocratie. Tous les propos de Jacques Attali ne relèvent pas de la raison, mais de la déraison.

Parmi toutes ses élucubrations, il évoque une Constituante européenne alors qu’il n’y a pas de peuple européen, reprenant une idée défendue en son temps par l’un des « pères » fondateurs de l’Union européenne, le comte Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi.

S’il doit y avoir un acte révolutionnaire en Europe, M. Attali, ce n’est pas par la création d’une Constituante européenne, mais par la création d’Assemblées constituantes dans toutes les nations européennes, en particulier en France, ce qui permettra au Peuple de France et à tous les Peuples d’Europe « de ré-enraciner les pouvoirs publics nationaux dans la souveraineté populaire et de mettre en adéquation les choix européens avec les aspirations populaires » comme l’avait souligné Anne-Cécile Robert [3]. Et puis également de reprendre ce que vous leur avez volé : le pouvoir !

Sextidi 16 Germinal an CCXIX

Article également publié par Agoravox.

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